21 mai 2007

LE TEMPS DÉSARTICULÉ FRAC AQUITAINE

Oeuvre 1 :Dove Allouche
Oeuvre 2: Loic Raguénès




Que signifie la thématique du "temps désarticulé"? Je me refuse dans un premier temps à lire le carton explicatif du FRAC.Allons un peu de réflexion : tout d'abord Le Temps et non un temps ou des temps. Il existe donc dans cette démarche la volonté de montrer qu'il existe une durée, une approche d'un temps artistique qui se détache de toutes les autres notions du temps.Autour du mot "temps" s'adjoignent les termes d'heure,de mouvement et de regret.L'heure n'est pas le temps puisqu'elle passe alors que le temps dure. L'heure qui passe sur ma montre est symbolisée par l'aiguille : son mouvement imùplique qu'il existe un avant et un après.Ce mouvement est révélateur du temps mais il n'est pas le temps.De même pas de regrets sans la notion de temps, sur cet avant/après :le retour et l'anticipation sont des effets de conscience.
Or on accorde au temps 3 dimensions :passé, présent et futur. Un temps objectif, physique :on voit le temps passer.Un temps subjectif, lié à la conscience et donc donnant naissance à la temporalité.
Reste la question de savoir comment passer de ce temps objectif à ce temps subjectif? Comment réunir un milieu et la projection d’un avant-plan?
"Le temps demeure le même parce que le passé est un ancien avenir et un présent récent, le présent un passé prochain et un avenir récent, l'avenir enfin un présent et même un passé à venir, c'est à dire parce que chaque dimension du temps est traitée ou visée comme autre chose qu'elle même..." Merleau-Ponty

En 1959, Philip Dick écrit le "Temps Désarticulé".Une ville paisible, une vie sans surprise...et le grain de sable qui vient poser des questions. La vie serait elle un rêve? Comment définit-on la réalité?

En réfléchissant, en lisant je m'apprête à aborder l'exposition.3 Artistes :Dove Allouche, Ulla von Brandenburg et Loïc Raguénès.
Dove Allouche présente une série de photographies claires, paysages évidents, puis retranscrits dans une vision de contrastes, de négatifs. Quelques cahiers sous verre avec des tickets datés....
Quelle vision du temps chez Dove Allouche? Claire Jacquet parle du deuil donc du regret.
Ulla von Brandenburg : une comédia dell'arte avec une tente fermée, un film en noir et blanc et un petit tableau, une grande toile "Rubans"..... Symbolisation du temps qui passe....de l'enchevêtrements de perceptions.
Loïc Raguénès : une grille d'image existante, retrancrite par des points de couleurs, tels des pixels ronds.

Claire Jacquet, je cite, dit :

Dove Allouche, Ulla von Brandenburg et Loïc Raguénès - sans qu'ils puissent nullement être rapprochés de ces personnages de roman -, font état de trois formes d’expérience exercée sur le temps : lointain, récent ou imminent. Si la matière première empruntée au réel leur est commune, leurs axes de travail diffèrent : la synthèse par la symbolisation pour Ulla von Brandenburg, les effets combinés de condensation et de dispersion chez Loic Raguénès, et la restitution - de l'ordre du constat - où se joue paradoxalement la distance et par-delà, l'idée du deuil, pour Dove Allouche.


Quant à moi spectatrice de l'exposition, je dois avouer avoir été quelque peu déçue par ce Temps Désarticulé. Pourquoi? Il y manquait une cohérence, une ligne de lecture entre les 3 artistes. Tous les 3 semblaient figés dans leur propre espace temps, sans rencontrer l'appréhension du temps des autres.
Un premier round pour la nouvelle directrice du Frac.... A confirmer tout en faisant en sorte que le Frac soit un lieu ouvert à tous, même aux néophytes( ce qui ne m'a pas semblée être le cas...)
A quand également une visibilité du fonds très importants du Frac? Beaucoup d'entre nous seraient curieux de voir et d'apprécier régulièrement ce que possède le Frac. J'attends donc, tout en restant fidèle à la structure Frac si celle-ci devient à titre réel un espace ouvert à tous.

Benoit Maire au CAPC

Né en 1978, dilpomé de la Villa d'Arson, Benoit Maire revient à Bordeaux le mercredi 23 mai à 19h aau CAPC pour une performance collective avec des étudiants des Beaux Arts, et ce dans le cadre du Grand Atelier du CAPC( atelier pédagogique et de production artistique).
Une performance qui s'inspire de la conférence à Louvain, à l'Université Catholique de Jacques Lacan en 1972. Questionnement autour des notions de révolutions, de féminisme et de performance. L'artiste se demandera si il est possible de revivre une conférence déjà passée, d'en faire un "remake" et de confronter une rhétorique lacanienne à sa propre démarche, tenant d'une révolution situationniste.

Benoit Maire n'en est pas à sa 1ere expérience de la performance /conférence :
- interventions avec des étudiants en art (Université de Bordeaux III en 2000)
- plusieurs conférences/performances à Bordeaux (A Suivre, Cortex Athletico, CapcMusée) et Nantes (jet FM) en 2004
- group shows depuis 2004 (Nice, Bordeaux, Londres, Buenos Aires, Rennes, Paris, Stockholm, Bucarest, Berlin, Varsovie, Bourges, Amsterdam et Mouans Sartoux
-« The signifying monkey » au CapcMusée à Bordeaux, en 2005
-« We rule the school : conversations and research » 2005, Arteleku, San Sebastian
- « Aesthetics of the conference of aesthetics » (avec la distribution d'un texte) dans la London School of Economics de Londres en 2006
-« New Chaotic Idealism, a conference for a dead man », dans la Nasch Room de Londres
- en solo à la Galerie Cortex Athletico à Bordeaux (Le Présent avec Etienne Chambaud) et dans Liste de la Foire de Bâle (Twilight of the copyists) ainsi que dans Hollybush Gardens (The Title) de Londres.
- scénographie de « Sans tuer on ne peut pas » 2007 au CNN de La Rochelle
Des parutions nombreuses, un livre en élaboration...

Littérature photographique








Kimiko Yoshida est une photographe de l'autoportrait étonnante. Lors d'une exposition à Jérusalem en 2006, elle s'approprie les codes ethniques, culturels à travers un panel de portraits saisissants.Le livre "Tout ce qui n'est pas moi" paru chez Acte Sud est un bijou, un questionnement sur les métamorphoses du Moi.


Désirée Dolron
, née en 1963, néerlandaise, propose une oeuvre photographique étrange, où les corps, les visages sont mystérieux, intemporels, indéchiffrables dans leur expression saisie par la photographe.Un travail numérique qui parle avec l'histoire de l'art, une série "Gaze" où les corps sont immergés dans l'eau, des rituels boudhistes, animistes dans "Exaltation". Une oeuvre à découvrir dans ce livre paru chez X.Barral "Désirée Dolron".


Arnold Odermatt
policier en Suisse de 1948 à 1990 a photographié sa brigade au jour le jour: la vie au commissariat, le maintien de l'ordre, les positions des uns et des autres selon les moments de la vie professionnelle. Des photographies du quotidien, d'une rare intimité, où le spectateur se voit pris d'amitié pour un corps de métier peu valorisant.
Paru aux éditions allemandes Steidl "En service " et exposé à la Biennale de Venise 2001.

Enfin Martine Franck se voit dédier un PhotoPoche chez Acte Sud.Une façon de découvrir cette photographe de Magnum à l'universalisme fort. Portraits, voyages au bout du monde, initiatrice de la Fondation Cartier Bresson, Martine Franck est une des plus grandes photographes du xxeme siècle.
Martine Franck de Annick Cojean, Acte Sud
A découvrir aussi : D'un jour à l'autre de Martine Franck au Seuil où elle croque les portraits d'artistes et intellectuels, des spectateurs d'oeuvres artistiques dans des musées comme Le Prado...A ce monde du calme, de la réflexion la photographe adjoint des scènes d'abîme social, de la vieillesse, des tourmentes de zones en conflit. Un choix de photographies fait par la photographe elle-même,qui montre les limites, les précipices et les incertitudes de la vie

Littérature d'art



Le guide des galeries d'art contemporain 2007
Un guide essentiel des galeries d'art contemporain à Paris...A un tout petit prix 9,90 euros. Les galeries y sont présentées par quartiers avec une liste complète des artistes par lieux.


La chair à l'image, éditions l'Harmattan de Steven Bernas et Jamil Dakhlia
: un recueil de contributions sur la chair et sa représentation à travers l'image :la chair corrompue (le charnier comme parti pris plastique, la représentation de la torture...) ; la chair expérimentée (biotechnologies, informatique...) ; les systèmes de la chair (autour de Duras, Genet...)....

17 mai 2007

Jérémie Buchholtz interview d'un photographe voyageur

Interview de Jérémie Buchholtz le 13 mai 2007

Jérémie Buchholtz voyage, pérégrine, contemple. Un parcours de photographe sensible et riche en réflexions.

1° Quel a été votre parcours ? Comment avez-vous appréhendé la photographie ?
Après mon baccalauréat, j’ai entamé des études d’histoire de l’art à Bordeaux. A la fin de mon DEUG j’ai eu envie d’aborder l’art contemporain, et me suis dirigé vers une licence d’arts plastiques. Il existait une association ARTHOTEM à l’UFR d’histoire de l’art avec un labo photo. Je m’y suis inscrit et me suis immédiatement senti très à l’aise avec la photographie, de la prise de vue au développement.
J’ai commencé à photographier en noir et blanc le Bassin d’Arcachon, les pêcheurs, à révéler moi-même mes prises de vue.
J’ai finalisé mon cursus universitaire en arts plastiques par un mémoire sur les spécificités de la photographie argentique.

2° Argentique, numérique : avez-vous fait le choix de l’un ou de l’autre ?
Lors de ma maîtrise, je me suis posé la question de la confrontation argentique-numérique. J’ai eu tendance à les opposer. Mais finalement ce n’est pas le cas. Nous sommes un peu dans la même situation qu’à la fin du 19ème siècle, où l’on craignait que la peinture ne disparaisse avec l’émergence de la photographie. Finalement, la peinture a fait son propre chemin, et s’est affranchie de la commande. Il peut en être de même pour la photographie argentique.
Pour moi les deux sont importants et complémentaires, à utiliser selon les enjeux de l’image, les lieux de prise de vues, les conditions de lumière, de température ou de la nature même du sujet.
La photographie argentique induit un rapport analogique, physique et sensible à la prise de vue. C’est un travail manuel, artisanal, dans lequel l’aléatoire est très présent.
Dans ce cas il faut anticiper et entamer la réflexion du tirage dès le moment de la prise de vue. Quant aux tirages, ils ne peuvent se reproduire à l’infini. Le laboratoire devient un espace essentiel, un lieu de surprise, d’attente mais également de pratique et d’expérience. C’est un cheminement en cercle, de la prise de vue au tirage unique.
Pour le numérique on peut poser le problème actuel de l’usage amateur, immédiat, avec souvent une méconnaissance technique. Maîtrisé, c’est un outil très intéressant. Pour l’exposition « Bordeaux-Nouakchott » (road-movie), présenté dans le cadre du festival « Itinéraire des photographes voyageurs », j’ai tout d’abord effectué les prises de vue en argentique dans le format 24X36. Puis j’ai utilisé des scanners haute définition, les logiciels adéquats pour recadrer mes clichés en panoramique, les rééquilibrer entre eux, puis travailler le grain de façon à pouvoir agrandir en très grand format. C’est une autre forme de laboratoire, chez soi.
Je pratique donc les deux médiums, même si j’entretiens une grande affection pour la production argentique et le tirage sur papier baryté (noir et blanc).

3° Vous n’opposez pas la couleur au noir et blanc ? Qu’est ce qui vous amène à choisir ?
Avec le noir et blanc, et notamment le support baryté, il y a une concentration sur le sujet. La suppression de l’information couleur est une forme d’abstraction. Nous voyons tous en couleur, le sujet et l’ambiance représentés en dégradés de gris prennent donc une importance particulière dans l’image. Quel intérêt dans l’image rendue, dans le regard porté ?
Le noir et blanc est une écriture, un style, une cohérence. Si j’expose 30 clichés en noir et blanc pris sur différentes périodes, il est important que le spectateur reconnaisse tout de suite le lien dans mon travail, mes contrastes, mes lumières. Je dirais que la pratique maîtrisée et personnalisée du noir et blanc permet d’identifier le discours et la sensibilité récurrente du photographe.
Avec le noir et blanc c’est un jeu de construction, d’équilibres et de formes.
La couleur quant à elle, impose une réalité plus crue. L’image est fidèle à la couleur, à ce que l’œil du photographe a vu.

4° Vous vous définissez comme un artiste ? Ou un photographe documentaire ?

Je n’ai pas la démarche, actuellement, d’un artiste ou d’un photographe plasticien. Pour moi, une démarche plasticienne correspond à un travail récurrent, avec une méthode et une production ciblée qui prévalent sur le sujet représenté (s’il y a lieu). Je suis un photographe polyvalent, qui illustre des sujets très précis. Une petite partie de ma production est destinée aux cimaises et aux beaux livres.
Ma nature est contemplative : j’observe, je m’imprègne de tout ce qui m’entoure (le temps, la nature, les manifestations du quotidien). Avec la photographie j’élargis mon regard, je saisis des choses simples mais parfois cachées. Ainsi je n’ai aucune envie de faire du sensationnel, de l’actualité « chaude » ou du photojournalisme sur des conflits, des guerres.
A mon sens, la photographie garde une trace : C’est une vision et une réflexion. Actuellement, mon travail s’apparente donc plus au documentaire.
Pour les séries en Mauritanie (les griots, la route Bordeaux-Nouakchott), il était indispensable que je sois un caméléon. Pas question de jouer les intrus, de faire prendre des poses. Il faut être sociable, ne pas déranger ceux que l’on souhaite photographier. Lors de mes rencontres, les premiers instants se font d’ailleurs sans que je sorte l’appareil. Puis petit à petit je peux photographier les gens tels qu’ils sont, sans pose mais avec naturel.
Le médium photographique est pour moi une clé qui force la curiosité, le désir des rencontres.

5° Quelle est votre actualité à ce jour ? Quel regard portez-vous sur votre travail et vers quelle réflexion vous orientez-vous ?
Je reviens de Riga en Lettonie où j’ai participé au festival « Un Printemps français en Lettonie ». Invité en résidence grâce au mécénat d’institutions, j’y ai réalisé des photographies (en noir et blanc sur baryté), qui tendent à révéler les particularités sociologiques de ce pays, ses contradictions, son architecture.
Je disais que je n’ai pas de véritable démarche plasticienne. Mais je commence à penser mon travail autrement depuis peu. Lors du voyage Bordeaux-Nouakchott, j’ai pris une série de clichés « sans quitter ma fenêtre » : des photos derrière un pare-brise de voiture. J’ai voulu interroger le sens et la représentation des dimensions, dépasser le bidimensionnel de la photo, montrer un espace-temps mouvant. J’ai réalisé un panneau de 64 photos, comme une mosaïque : de loin le spectateur ne voit qu’un tableau qui semble parler d’un thème unique (la route, le désert). Plus il se rapproche, plus il perçoit des détails, des personnages, des lieux et des temps différents. Son œil se promène, sa vision s’élargit, se rétrécit.
J’ai envie de poursuivre dans cette voie, travailler sur les différences et les similitudes, les manifestations humaines sur une grande ou une courte distance, montrer le temps qui passe.


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Photographies Jérémie Buchholtz, tous droits réservés. Série "Bordeaux-Nouakchott"

Ilka Bree une galeriste allemande à Bordeaux

Qu'est ce qui a amenée Ilka Bree à créer une galerie d'art contemporain à Bordeaux? Revenons avant tout sur sa formation et ses aspirations.
Dès le lycée, Ilka Bree s'intéresse à l'art contemporain. Elle effectue des stages dans des galeries berlinoises, à mi-temps en plus de son temps scolaire.
Dès 1990, elle approche de près le milieu du marché de l'art contemporain. Tout en faisant des études d'histoire et d'histoire de l'art, elle s'insère peu à peu dans le réseau artistique. Historienne de formation, les institutions qui permettent une sensibilisation de cette question, elle part travailler à New York dans un art consulting. Rencontres variées de l'art indigène à l'art conceptuel, Ilka Bree prend toute la mesure de ce qu'est le marché de l'art. Art consulting égal relais avec les acheteurs, les institutions et la gestion d'un patrimoine culturel ou des innovations artistiques.
Forte de cette expérience, elle travaille, de retour à Berlin avec Barbara Weiss qu'elle va suivre pendant 5 années après que celle-ci ait décidé de créer sa propre galerie. Tout en poursuivant ses études d'histoire, Ilka Bree rencontre des artistes, s'intègrent aux réseaux artistiques. Une gageure. Sans faire de choix tranchés elle poursuit deux voies qui l'intéressebt : l'histoire et le marché de l'art contemporain.
Après avoir vu fonctionné le Washington Museum of Holocaust, elle postule au centre Jean Moulin de Bordeaux. Des idées à foison qui se heurtent à un certain immobilisme.... Sans découragement, elle décide de s'installer à Bordeaux pour des raisons privées, tout en faisant des allers retours avec Berlin.Ilka Bree décide en 2005 de créer sa propre galerie à Bordeaux.
Un lieu, rue Cornac, quartier des Chartrons. Espace vaste, aéré, prédisposé à accueillir des oeuvres d'art contemporain.
Que fait Ilka Bree de cet espace, dans une ville où les galeries d'art contemporain sont rares? Une démarche personnelle tout d'abord. Une vraie identité. Ilka Bree fait tout d'abord venir des artistes contemporains connus. Sa première exposition est une exposition collective en février 2005 :montrer la direction de la galerie, ce qu'elle veut imprimer. Ce sont les artistes et leur relation avec la galeriste qui sont les moteurs. Il s'agit de montrer des artistes connus tout en se donnant la possibilité de s'ouvrir peu à peu à une promotion d'artistes moins connus et français.
La galerie ne doit pas être considérée comme une galerie "photographique": la photographie y a sa place mais en tant que médium d'une démarche plus élargie. Ainsi peut on citer Christoph Keller qui associe photographies et vidéos dans le but de faire prendre conscience d'un état de paranoïa ... Ou Caroline Molusson pour qui la photographie est un espace servant à interpeller vers d'autres médias artistiques.
La programmation est volontairement internationale. En 2006, la galerie s'est tournée vers de jeunes artistes français : photo, vidéo, maquettes, installations, gouaches... Une nouvelle exposition collective avec notamment Felloneau, Molusson, Pierné,Rullier : exposition où une nouvelle génération s'expose. Jeu réel avec les dimensions des oeuvres.
Chaque programmation répond à un choix personnel d'Ilka Bree. Les contacts directs avec les artistes sont la primauté. La meilleure façon de s'immiscer dans les oeuvres. Contacts qui ne sont pas forcément de visu. Ainsi avec Anat Shalev artiste israélien : Ilka Bree a travaillé par téléphone et par le net pour monter son exposition. Mais l'entente artistique a été très forte, permettant une prise de risque artistique constructive pour la galeriste et l'artiste.
Ilka Bree n'oublie pas pas Berlin. Point d'attache, début d'investissement dans l'art contemporain :Berlin reste le lieu d'une éventuelle projection. Ainsi, en termes de projets, la galeriste pense t-elle à créer une antenne berlinoise pour faire connaître des artistes comme Caroline Molusson, Amandine Pierné ou encore prendre le relais avec Bernard Fuchs.
La cohérence de Ilka Bree tient à ses choix personnels, à son refus des compromis, à sa volonté de tenir une galerie protéiforme où la photographie n'est pas seulement une image figée mais un élément d'une démarche artistique plus vaste.
Pour Ilka Bree, la galerie est un lieu d'échanges et de découvertes.

Merci à Ilka Bree d'avoir répondu à mes questions lors d'une interview réalisée le 10 mai 2007.


Galerie Ilka Bree
7 rue Cornac
33000 Bordeaux
tél : 0033 5 5644 7492
www.galerie-ilkabree.com

Artistes de la Galerie :
Thomas Bayrle
Miles Coolidge
Pascal Fellonneau
Bernhard Fuchs
Laura Horelli
Christoph Keller
Anna Kleberg
Boris Mikhailov
John Miller
Caroline Molusson
Amandine Pierné
Patrice Rullier
Anat Shalev
Roman Signer
Jun Yang

Exposition actuelle : Christoph Keller Conspiracy Theories( Voir Photo ci-dessous)
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A venir : Caroline Molusson Des Equilibres, 2001, photo, 50 x 75cm ( voir photo ci desssous).
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13 mai 2007

Villandraut et ses plasticiens

Exposition artistique au château de Villandraut
Août-septembre 2007


Concept

Suite à l’exposition Architectures du réel à l’imaginaire organisée en 2006 au château de Villandraut, l’association Adichats souhaite renouveler ce projet pour l’été 2007. Cet événement s’inscrit dans les buts de l’association en ce qui concerne l’animation du patrimoine. En effet, l’installation d’œuvres dans le château permet la rencontre et des échanges entre des artistes venus d’horizons différents et le public. Le patrimoine devient à la fois cadre d’exposition et source d’inspiration artistique.

Aperçu de l’édition 2006 :


Laure Kindermans Francis Baldé Gérard Trignac Guillaume Baldeck
et Paul Souviron


Conditions d’exposition

Une convention sera signée entre chaque artiste et l’association, précisant les modalités d’exposition. Les œuvres seront installées en concertation avec les artistes qui seront prévenus des conditions de conservation du château. Elles seront situées sur le parcours que les guides empruntent avec les visiteurs, mais seront en accès gratuit. Les horaires d’ouverture de l’exposition correspondront donc à ceux d’ouverture du château en cette période, à savoir : tous les jours de 10h à 19h avec une présence constante de l’équipe des guides. La fermeture du château sera effectuée tous les soirs avec la clôture des portes des salles et de la cour.



Les artistes

Cette année encore, l’association souhaite privilégier la qualité des productions artistiques plutôt qu’une profusion d’œuvres exposées au château. C’est pourquoi il est intéressant de définir un nouveau thème d’exposition lié au château. Le thème de cette année est :
le vide et le plein
Au fil des rencontres et des sollicitations, nous créerons un projet regroupant au moins 4 artistes intéressé pour exposer au château et dont le travail correspond au thème. Nous offrons la possibilité à un artiste de venir en résidence une dizaine de jours pour réaliser une installation in situ. Nous demandons aux artistes d’être présents à la clôture et au vernissage afin qu’ils rencontrent le public.


Communication - Vernissage

Cette année encore, nous voulons toucher trois types de publics : la population locale, le public touristique et le public amateur d’art contemporain.

Invitation des partenaires privés et publics d’Adichats ainsi que des médias au vernissage et à la clôture (incluse dans la programmation des Journées du Patrimoine de l’association).

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