5 mai 2007

Thomas Bernard et Cortex Athletico

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En 2003, Thomas Bernard, ancien étudiant des Beaux Arts, crée un label Cortex Athletico. Quoi? Comment? Pourquoi?
Travaillat chez lui, Thomas Bernard se pose la question suivante : comment manipuler avec rapidité l'oeuvre d'un artiste et la diffuser? Art contemporain oui, mais aussi l'inscription dans une logique économique précise : Cortex sera avant tout un label et une association de maîtrise d'ouvrage.
De l'association, Thomas Bernard passe ensuite à un espace concret où les stocks sont possibles, les expositions se succèdent. En mars 2006, la galerie Cortex Athletico et son Show Room de 500m2 ( un espace près de la gare de Bordeaux où des artistes peuvent venir travailler et où sont reçus des acheteurs potentiels) naissent.
Les premières expositions auront un ton volontairement décalé, en parallèle avec des expositions du CAPC notamment : "Aujourd'hui c'est ravioli", "Waking up"(engagement dans la forme artistique ère post moderne).
Thomas Bernard pense alors sa galerie, non pas comme un lieu artistique local, bordelaise mais comme un lieu qui s'exporte. Dans le kaléidéoscope géographique des galeries, Cortex se définit comme une galerie internationale, une galerie française installlée en province qui vit dans le monde globalisé. Une notion d'échelle que semble parfaitement maîtriser le galeriste, puisque comme il le souligne, si il n'a pas de clients sur Bordeaux, il vend hors de la ville et est parvenu à intégrer des foires internationales (Bâle, Fiac Paris).
Les oeuvres ne sont pas vendues ou exposées n'importe comment. Thomas Bernard le dit : l'argent est un élément essentiel; il n'est pas question de philanthropie. Une oeuvre et l'artiste sont représentés par Cortex, qui travaille alors en direction des critiques et des commissaires. Pas de relance véritable vers les collectionneurs, il s'agit surtout de faire connaître l'oeuvre à laquelle Cortex apporte une visibilité.
Étant aussi une entreprise, il y a obligation de résultats. Dans une logique de projet avec l'artiste, le galeriste le représente, des pièces sont vendues, certaines gardées pour le Show Room. Tout de suite après il faut élaborer un nouveau projet et vendre. Ces ventes permettent non seulement à la galerie de perdurer mais elles donnent aussi à l'artiste une marque sociale ( assurer son quotidien, créer en ayant une moindre pression économique).
Thomas Bernard précise d'ailleurs que la galerie bénéficie d'un quotient de sympathie important qui se traduit par des liens étroits avec la presse (écrite et radio), un site internet très fréquenté. Ce qui permet à la galerie d'occuper un espace artistique et économique non négligeables.
D'un autre côté, Thomas Bernard souligne la nécessité sur Bordeaux et à un niveau national, d'établir des réseaux de collaborations, lui-même n'hésitant pas à donner son fichier, à partager ses informations. Ainsi les cartons d'invitations aux vernissages sont d'une grande simplicité mais chacun d'eux précisent ce qui se passe dans les autres galeries ou musées ou institutions. " On n'existe pas seul", prononce avec force Thomas Bernard, qui aspirerait à une plus grande collaboration et des échanges avec tous ces acteurs artistiques. La mise en réseau est essentielle.
Pas simple de rendre viable sur la durée l'existence de la galerie. Mais Thomas Bernard tient à maintenir son idée d'un espace d'entreprise et d'expérimentation. Une profonde réflexion empreint les choix du galeriste. Il ne choisit pas les artistes qu'il expose par des effets de mode, une facilité et une rapidité de lecture des oeuvres. Thomas Bernard rejette le marchandising culturel. Son fil conducteur est non formel, il s'agit aussi de donner à l'artiste une autonomie propre à terme. Un lien fort se crée entre le galeriste et l'artiste, un "mariage" comme le précise Thomas Bernard.
La galerie sait se faire remarquer, elle sait avoir une identité forte. Prises de risques permanentes. Le Crépuscule des Copistes avec Benoît Maire par exemple, s'opposant à la rapidité de séduction d'une pièce présentée. Un stand à la FIAC volontairement touffu, dérangé. Des expositions où les artistes collaborent dans des travaux différents, parfois opposés ou qui se heurtent ( Lily Reynaud et Franck Eon), créant une synergie artistique essentielle.
La démarche de Thomas Bernard va plus loin encore avec l'édition de TRACTS, textes de l'histoire de l'art depuis longtemps non édités. Textes réalisés en français et dans une autre langue dans laquelle ce texte n'a jamais été traduit. Une nouvelle prise de risque et d'expérimentation.
Trois phrases résument, selon Thomas Bernard, l'esprit de la galerie :
- Le plus spectaculaire n'est pas le plus touchant
- Bien faire, laisser dire
- La confiance se gagne en gouttes, elle se perd en litres.
Thomas Bernard va à l'essentiel : l'artiste sans oublier qu'il gère une entreprise. Un pari pour l'instant réussi qui devrait inspirer certaines galeries ou institutions d'art contemporain.

Cortex Athlético
1, rue des étables - 33800 Bordeaux
05 56 94 31 89 / info@cortexathletico.com
http://www.cortexathletico.com


Newsletter à lire suite de la note
Newsletter mai 2007


ACTUELLEMENT A LA GALERIE


Nicolas Descottes
Une exposition de Nicolas Descottes
Exposition du 26 avril au 21 mai 2007
www.nicolasdescottes.com


A VENIR


Charles Mason
Exposition du 31 mai au 30 juin 2007


INFORMATIONS SUR LES ARTISTES

NICOLAS MILHE

- Speed Dating
Espace Mica, route du meuble La Brosse
35760 Saint Grégoire
Du 30 mars au 5 mai 2007
Une proposition de Patrice Joly avec :
Olivier Babin
Sammy Engramer
Nicolas Naismith
Patrice et Claude
Lili Reynaud-Dewar
Véronique Rousseau
Morgane Tschiember
Raphaël Zarka
www.espace-mica.com
Avec la participation de Zoo galerie Nantes.

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ROLF JULIUS

- Noiseless
National Museum of Modern Art Kyoto
avec Rolf Julius et Akio Suzuki
à partir du 2 avril 2007

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FRANCK EON et MASAHIDE OTANI

- Imbéciles habitants
Exposition collective avec :
Franck Eon
Masahide Otani
Anita Molinéro
Alain Sechas
Richard Fauget
Mathieu Mercier
Daniel Dewar
Stephanie Cherpin
Sébastien Vonier
Sandro Della Loce + Yann
du 29 avril au 19 mai 2007
Propriété de Kermingham
Presqu'île du Cabellou, 29 900
voir le carton d'invitation

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CHARLES MASON

intervention
galerie Cortex Athletico
Campo Santo Agrese, Venise
vernissage le jeudi 8 à 17H.
www.charlesmason.org


Au même moment à Bordeaux
Capc musée : Chohreh Feyzdjou : tout art est en exil > 2 septembre 2007
Galerie Ilka Bree : Christoph Keller, 5 avril > 19 mai 2007
Capc musée : Diego Pierrone, 24 mai > 16 septembre 2007
Capc musée : David Maljkovitch, 24 mai > 16 septembre 2007
Capc musée : Les mondes perdus, 24 mai > 16 septembre 2007
Capc musée : Laurent Ledeunff, 24 mai > 16 septembre 2007
Frac Aquitaine : Time out of joint, 16 mai > 22 juillet 2007


cliquer ici pour se désabonner


Galerie Cortex Athletico
1 rue des Etables
F- 33800 Bordeaux
Tél.: +33(0)5 56 94 31 89
www.cortexathletico.com

4 mai 2007

Interviews de plasticiens, d'artistes photographes et de galeristes/Interviews of plastics technicians, artists photographers and galerists

Le blog vous propose des interviews de jeunes artistes contemporains, de galeristes et d'acteurs du milieu de l'art contemporain.
A venir : Thomas Bernard de la galerie Cortex Athlético
Ilka Bree de la galerie Ilka Bree
Laure Bertin photographe
Joan Bardeletti photographe
Ivan Laser plasticien
Un Toit Une Toile galerie
Jérémie Buchholtz

et bien d'autres encore.... Des oeuvres à découvrir, des pensées à entendre. La curiosité de savoir et de comprendre ce qu'est une démarche artistique, le marché de l'art et de pousser la porte des galeries, d'aller au-devant des artistes. Je vous invite donc à lire ces interviews, à explorer les pistes documentaires jointes et à apprécier.

The blog proposes to you interviews of young contemporary artists, galerists and actors of the medium of the contemporary art. To come: Thomas Bernard of the gallery Athlético Cortex Ilka Bree of the gallery Ilka Bree Laure Bertin photographer Joan Bardeletti photographer Laser Ivan plastics technician A Roof a Fabric gallery Jérémie Buchholtz and well of others still…. Works to be discovered, thoughts to be heard. The curiosity of knowing and to include/understand what is an artistic step, the market of art and to push the door of the galleries, of going ahead of of the artists. I thus invite you to read these interviews, to explore the joined documentary tracks and to apprec

Interview de Nicolas Descottes photographe/Interview of Nicolas Descottes photographer

Nicolas Descottes est photographe, actuellement exposé à la galerie Cortex Athlético à Bordeaux. Son travail photographique est, comme le dit Vanessa Morisset critique et auteur dans le Revue parachute : "Désenchantement. Tel pourrait être le qualificatif commun aux différentes séries de Nicolas Descottes, soit qu’elles évoquent un lieu historiquement meurtri (Odessa, Terezin), soit qu’elle décrivent des constructions figées dans un panorama (Echafaudages, Constructions), soit encore qu’elle reportent des instants singuliers où un détail prend possession d’une normalité pour évoquer des destins singuliers (Burns). "
Cécile Camart (critique et enseigante en histoire de la photographie à Aix en Provence) quant à elle dit : "Les images de Nicolas Descottes courent à la recherche de cicatrices, de traces destinées à s¹estomper comme la mémoire de l¹accident, de la blessure. L¹empreinte de la fumée sur les façades d¹immeubles incendiés (série Burns) fait penser aux pigments volatiles de carbone soufflés dans un pochoir afin d¹orner les parois ancestrales. En définitive, ces photographies à l¹esthétique apparemment froide et distanciée recèlent une expression archaïque, quasi-viscérale : des surfaces en desquamation, des cris muets, des silences étouffés, des corps enfouis. "


J'ai interrogé Nicolas Descottes sur son travail, son oeuvre, sa démarche.


Quelle a été votre formation initiale?
Nicolas Descottes : Je suis autodidacte.

Vous avez collaboré à Libération. Ce travail journalistique a t-il influencé vos choix, votre démarche artistique et le choix de vos sujets photographiques?
N.C : Non, pas vraiment car je préfère laisser les gens interpréter ce qu’ils veulent par rapport à ce que je montre.Mais l’interprétation du public est souvent proche !
En travail de presse vous devez malheureusement être souvent dans la compréhension immédiate.

Qu'est ce qui vous a conduit à photographier des espaces en "voie de perdition", en souffrance (je pense notamment à Aral.)
N.C : Je me suis toujours questionné sur le processus de la disparition et la mer d’Aral qui est mon premier travail en est le déclic.

Dans la série "Térézin", vous faites un rappel de l'Histoire de façon implicite. Comment avez vous développé ce désir de l'implicite, du témoignage des lieux pour rappeler ce qu'avait vécu les hommes?
N.C : Pour moi il est important de montrer ce que l’on ne peut voir

Autant dans "Burns" que dans "Terezin" ou les Machines qui pleurent" vos photographies amènent le spectateur à percevoir une intimité sociale, économique, historique. Vous définissez vous comme un artiste témoignant du social et de l'environnemental? Votre démarche artistique a t-elle pour but une prise de conscience du spectateur des oeuvres sur ce qui l'entourent?
N.C : Mon travail photographique et de vidéo interpelle bien évidemment,mais je ne me situe pas dans un processus de dénonciation.
Le travail présenté actuellement sur les raffineries ne porte pas de titre et son esthétique proche d’un monde irréel interpellent néanmoins le spectateur sur notre devenir.
Il y a toujours une ambiguïté dans le regard.

Vous utilisez un cadrage particulier, des couleurs spécifiques. Comment et pourquoi choisissez vous? Effectuez vous un travail de retouche de manière à accentuer des atmosphères (je pense aux Machines où le blanc et le feu sont d'une rare intensité)?
N.C : Je ne retouche pas mes images qui sont tirées sur du papier photographique.

Vous abordez la vidéo. Pourquoi? En quoi cela est il complémentaire de votre démarche photographique?
N.C : La vidéo m’intéresse beaucoup car elle permet parfois de re-interpréter l’image fixe

Quel regard portez vous sur votre oeuvre, sur son évolution? Quels projets envisagez vous (expositions, thèmes...)?
N.C : Je continue certaines séries comme les échafaudages ou les obstructions.
Le plus difficile est de pouvoir montrer à chaque fois un travail qui s’inscrit dans la continuité.

Interview réalisée le 4 mai 2007.

Merci à Nicolas Descottes.

Ce qui dit l'artiste de sa démarche :
"Depuis mes premières photos en 1999, mon travail s'est centré sur un
questionnement autour du processus de la disparition :comment les choses
commencent-elles à disparaître ? Comment les dégradations les
transforment-elles ? Et jusqu¹à quel point restent-elles les mêmes ?
J'ai posé ces questions à travers des objets et des domaines qui
fonctionnent comme des terrains d¹essai. Mes premières photos sur la Mer
d'Aral, si elles restaient proches du documentaire, cherchaient à évaluer le
caractère inexorable du processus entropique à travers la disparition d¹un
territoire. Puis j'ai ressenti la nécessité d'adopter une démarche plus
conceptuelle afin de mieux cerner les infimes variations d¹un même phénomène
en réalisant des séries
. Ce sont des forêts gelées où la transformation de
la matière brouille nos repères, ou des hommes de dos, face à la mer,
occupés à on ne sait quoi : leur mystère renvoie au sentiment d¹une perte
qui nous concerne peut-être tous. Ces photos ont été prises à Odessa, mais
peu importe. Ce qui compte pour moi n'est pas d'identifier un lieu mais un
phénomène récurent.

Dans mes séries suivantes, je me suis attaché à des objets qui dissimulent
leur identité afin de rompre radicalement avec tout souci de localisation
,
et j'en ai fait un thème propre: ce sont des échafaudages gigantesques qui
procurent à tous les monuments du monde une apparence similaire, ou des
immeubles des années 60, dont le style est nivelé pour des raisons
économiques, et qui commencent à se détériorer à cause d¹incendies. En
évoluant vers ces objets architecturaux, mon travail s¹est concentré sur une
interrogation à propos des variations dans la structure même des choses.

Et puis en 2005, j¹ai réalisé des photos qui introduisent la dimension de la
fiction et la manière dont elle se mêle au réel. J'ai travaillé dans un lieu
dont la vocation est de reproduire des catastrophes, et où, par conséquent,
ce qui arrive est à la fois vrai et faux. Les accidents sont simulés, mais
les matériaux, eux, sont réellement transformés et deviennent comme des
fossiles d'actions fantômes. Ce faisant, j'ai introduit la notion de «
fantastique » dans mon travail afin de mieux interroger l¹ambiguïté de ce
que l'on voit et de ce que l'on interprète comme un drame dans le processus
de destruction.

C'est dans ce sens de l'apparition que je poursuis actuellement en
photographiant des complexes pétrochimiques la nuit. Ce sont des villes de
technologies, attirantes par leur lumière et à la fois inquiétante par leur
potentiel de destruction, voire d¹autodestruction. En les montrant comme des
apparitions nocturnes, je souhaite provoquer ce doute quant à leur
longévité: Qu'adviendra-il de ces lieux dans 50 ans ?
Ainsi, mon interrogation sur le phénomène de la disparition, tout en restant
au coeur de mes préoccupations, a évolué en empruntant diverses figures qui
s'inquiètent de plus en plus de l'avenir. De la disparition de et dans la
nature, j'en suis venu récemment à la destruction de et dans l'univers de la
technologie, un thème qui me semble être essentiel pour comprendre le
devenir du monde contemporain.


A lire, à voir en complément : Téléchargement dossier-descottes2.pdf
http://www.nicolasdescottes.com/

En anglais : lire suite de la note/In English: to see continuation of the note



Nicolas Descottes is a photographer, currently exposed to the gallery Cortex Athlético in Bordeaux. Its photographic work is, like says it critical Vanessa Morisset and author in the Review parachute: “Disenchantment. Such could be the qualifier common to the various series of Nicolas Descottes, either that they evoke a historically ravaged place (Odessa, Terezin), or that it describe of the constructions solidified in a panorama (Scaffolding, Constructions), or still whom it defer of the singular moments where a detail takes possession of a normality to evoke singular destinies (Burns). ” Cécile Camart (critical and teacher in history of photography in Aix in Provence) as for it say: “The images of Nicolas Descottes run in the search of scars, of traces intended for S ¹ to blur like the memory of L ¹ accident, of the wound. It's impressed smoke on the frontages .Real burnt (Burns series) made think of the pigments birds of carbon blown in a stencil key set so D ¹ to decorate the ancestral walls. Ultimately, these photographs with aesthetic apparently cold and distanciée conceal an antiquated, quasi-visceral expression: surfaces in exfoliation, cries dumb, choked silences, hidden bodies. ”
I questioned Nicolas Descottes on his work, his work, his step.
Quelle was your initial formation?
Nicolas Descottes: I am an autodidact.
Vous collaborated in Libération. This journalistic work it has influenced your choices, your artistic step and the choice of your photographic subjects?
N.C: Not, not really because I prefer to let people interpret what they want compared to what I show. But the interpretation of the public is often close! In work of press you must unfortunately be often in immediate comprehension.
What is what led you to photograph spaces in “process of perdition”, in suffering (I think in particular of Aral.)
N.C: I always questioned myself on the process of disappearance and the sea of Aral which is my first work is the catch.
In the series “Térézin”, you make a recall of the implicit History of way. How developed this desire of implicit, of the testimony of the places to point out what had lived the men?
N.C: For me it is important to show what one cannot see
In “Burns” that in “Terezin” or the Machines which cry” your photographs lead the spectator to perceive a social intimacy, economic, historical. You define as an artist testifying to social and the environmental one? Your artistic step it for goal an awakening of the spectator of works has on what surround?
N.C: My photographic work and of video challenges obviously, but I am not located in a process of denunciation. The work currently presented on the refineries does not carry a title and its esthetics close to an unreal world challenges nevertheless the spectator on our becoming. There is always an ambiguity in the glance.
You use a particular framing, specific colors. How and why choose? Carry out a work of final improvement so as to be accentuated atmospheres (I think of the Machines where the white and fire is of a rare intensity)?
N.C: I do not improve my images which are drawn on photographic paper.
You approach it video. Why? In what that is it complementary to your photographic step?
N.C: The video interests me much sometimes because it makes it possible to reinterpret the fixed image What glance relate to your work, on its evolution? Which projects consider (exposures, topics…)?
N.C: I continue certain series like the scaffolding or the obstructions. Most difficult is canto be able to each time show a work which falls under continuity. Interview carried out on May 4, 2007. Thank you in Nicolas Descottes. What says the artist of its step: “Since my first photographs in 1999, my work was centered on one questioning around the processus of disappearance : how things start they to disappear? How degradations them they transform? And jusqu ¹ at which point remain they them same? I put these questions through objects and fields which function like grounds D ¹ test. My first photographs on the Sea of Aral, if they remained close to the documentary one, sought to evaluate it inexorable character of the entropic process through disappearance D ¹ one territory. Then I felt the need for adopting a step more conceptual in order to better determine the negligible variations D ¹ the same phenomenon by carrying out séries. They are cold forests where the transformation of the matter scrambles our reference marks, or of the men of back, vis-a-vis the sea, occupied with one does not know what: their mystery returns to the feeling D ¹ a loss perhaps who concerns us all. These photographs were taken in Odessa, but it does not matter. What counts for me is not to identify a place but one phenomenon récurent. In my following series, I stuck to objects which dissimulate their identity in order to break radically with any concern for localisation, and I made a clean topic of it: in fact gigantic scaffolding get for all the monuments of the world a similar appearance, or buildings of the Sixties, whose style is levelled for reasons economic, and which starts to worsen because D ¹ fires. In evolving to these architectural objects, my work S ¹ is concentrated on one interrogation in connection with the variations in the structure even of the things. And then in 2005, J ¹ carried out photographs which introduce the dimension of fiction and the way in which it mixes with reality. I worked in a place whose vocation is to reproduce catastrophes, and where, consequently, what arrives is at the same time true and false. The accidents are simulated, but the materials, them, are really transformed and become like phantom fossils of actions. By doing this, I introduced the concept of “ fantastic” in my work in order to better question L ¹ ambiguity of it that one sees and of what one interprets like a drama in the process of destruction. It is in this direction of the appearance that I currently continue in photographing petrochemical complexes the night. They are cities of technologies, attracting by their light and at the same time worrying by their potential of destruction, even D ¹ self-destruction. By showing them like night appearances, I wish to cause this doubt as for their longevity: What will it occur of these places in 50 years? Thus, my interrogation on the phenomenon of disappearance, while remaining in the middle of my concerns, a advanced by borrowing various figures which worry more and more about the future. Disappearance of and in nature, I came from there recently to the destruction from and in the universe from technology, a topic which seems me to be essential to include/understand it to become world contemporain. To read, see in complement: Téléchargement dossier-descottes2.pdf http://www.nicolasdescottes.com/

3 mai 2007

Pour le 6 mai, réfutations à entendre

http://www.lautrecampagne.org/refutations.php
A voir à entendre.... Quelques réfutations politiques, pour voir en grand les enjeux de la campagne. Votez tous le 6 mai 2007

29 avr. 2007

Baselitz à L'arthothèque de Pessac/Baselitz with the arthothèque of Pessac

A partir du 3 mai et jusqu'au 12 juillet 2007, l'Arthothèque de Pessac présente une exposition consacrée à l'oeuvre gravée de Georg Baselitz.Il s'agit de deux thèmes : "L'aviateur fasciste est passé par là" et "En chemin ave Richard". La 1ere montre des eaux fortes dans lesquelles Baselitz montre un berger russe libre de toutes les contraintes de la dictature. Dans le second, Ce sont 7 estampes qqui rendent hommage au Jules Verne russe qu'était Karl May.
Les Arts au Mur de de Pessac en Gironde exposent avec bonheur ce grand artiste de l'âme russe, de ses interrogations et de ses rêves inachevés. A voir totalement.
Les arts au mur artothèque
16bis, avenue Jean Jaurès - 33600 Pessac
T. : 05 56 46 38 41 /// E. mail : lesartsaumur@wanadoo.fr
Ouvert mardi et jeudi : 10h/18h, mercredi et samedi : 15h/19h, dimanche : 10h/13h
La Gironde rend hommage à ce formidable artiste russe qu'était Baselitz!

In english continuation of the note

From May 3 and until July 12, 2007, Arthothèque de Pessac presents an exposure devoted to the engraved work of Georg Baselitz.Il acts of two topics: “The fascistic aviator passed by there” and “In way ave Richard”. The 1st watch of strong water in which Baselitz shows a free Russian shepherd of all the constraints of the dictatorship. In the second, They are 7 prints qqui pay homage to the Russian Jules Verne who was Karl May. Arts with the Wall of Pessac in the Gironde expose with happiness this large artist of the Russian heart, its interrogations and its unfinished dreams. To see completely. Arts with the wall artothèque 16bis, which occurred Jean Jaurès - 33600 Pessac T.: 05 56 46 38 41 /// E. email: lesartsaumur@wanadoo.fr Opened Tuesday and Thursday: 10h/18h, Wednesday and Saturday: 15h/19h, Sunday: 10h/13h The Gironde pays homage to this formidable Russian artist who was Baselitz!

26 avr. 2007

Aurore Valade "Intérieurs avec Figures"/ Valade dawn “Interiors with Figures”

Née en 1981, Aurore Valade est une jeune photographe à la démarche singulière et prenante. Grâce à Pollen et Denis Driffort, j'ai pu découvrir cette artiste, lauréate du Prix de la Quinzaine Photographique Nantaise et du Prix Collioure Musée d'Art Moderne.
"Intérieurs avec Figures"? Une main tendue, posée sur une chaise. Une chambre, deux femmes -la mère et sa fille-. Une lumière rouge venant de la lampe de chevet qui se fait écho d'un peignoir et d'un tapis éliminé. Mise en scène des détails qui se poursuit inlassablement au fil des clichés. Aurore Valade demande à des proches ou à des personnes rencontrées par annonces de poser dans leurs intérieurs. Je parle de mise en scène car les sujets eux-mêmes se mettent en position théâtrale, singularisent leurs personnalités par rapport aux objets qui les entourent. Il semble parfois que ces personnes se caricaturent involontairement....
Mais plus que tout, ce sont le mobilier, les inanimés (les objets) qui prennent une importance particulière. Des décors cinématographiques, kitschs qui révèlent la face intime des personnages. Ces mêmes personnages, qui, malgré leurs poses empruntées ou caricaturées, se fondent comme de nouveaux objets dans le décor. Ils deviennent, tout comme la lampe de chevet, le déshabillé rose de dentelle, le déguisement de petite fille ou les petites voitures de collection, des curiosités. Pas de voyeurisme cependant. Une grande tendresse est perçue dans ces oeuvres.
En tant que spectatrice de ces photographies, j'ai ressenti une profonde curiosité pour chaque détail des photographies (le chien, la bombe de laque, un tapis, une tapisserie passée...).
Didier Arnaudet analyse les photographies de Aurore Valade ainsi :
" (...) Mais quelque chose intrigue. Ces situations, sont elles vraies,sont elles fausses?(...)Dans ces photographies s'instaure un rapport singulier et comme une entente entre les personnages et les décors pour produire une toile d'araignée dont les fils se recoupent, et en même temps se prolongent(...) Ces photographies parlent du temps à l'oeuvre en nous comme en elles.(...) Ce qui importe, ce n'est pas de tenir un discours sur le réel, sur ses faiblesses et ses ressources mais d'en privilégier un agencement qui nous interroge sur les conditions et les conséquences de son apparition."
Une oeuvre photographique d'une extrême intensité visuelle et émotionnelle, qui nous renvoie à ce que le temps peut élaborer, à ce que nous pouvons renvoyer quand nous sommes pris dans l'intimité de notre vie. Aurore Valade a saisi l'objet animé et l'objet inanimé pour en faire des scènes de vie qui s'apparentent au théâtre. Une démarche à suivre pas à pas. Une vraie réussite.
Aurore_valadesans_titre_2
Aurore_valadesans_titre_3


Expositions :
Monflanquin (Lot et Garonne) du 6/04 au 18/05/2007 Pollen
Lacanau du 13/6 au 4/07/2007 Salle L'Escoure
Marmande du 7 au 29/09/2007 Musée Albert Marzelles
Tonneins du 16/10 au 16/11/2007 Centre Dumeil
Orthez du 7/02 au 22/03/2008
Nerac du 4/04 au 18/05/2008 Galerie des Tanneries

www.pollen-monflanquin.com

In english continuation of the note



Born in 1981, Aurore Valade is a young photographer with the singular and fascinating step. Thanks to Pollen and Denis Driffort, I could discover this artist, prize winner of the Price of Nantes Photographic About fifteen and the Price Collioure Musée of Modern art. “Interior with Figures”? A tended hand, posed on a chair. A room, two women it mother and her daughter. A red light coming from the bedside lamp which is made echo of a dressing gown and an eliminated carpet. Put in scene of the details which continues inlassablement with the wire of the stereotypes. Aurore Valade requires of close relations or people met by advertisements to pose in their interiors. I speak about setting in scene because the subjects themselves are put in theatrical position, make conspicuous their personalities compared to the objects which surround them. It seems sometimes that these people caricature themselves involuntarily…. But more than all, they are furniture, the inanimate ones (objects) which takes a particular importance. Cinematographic decorations, kitschs which reveal the intimate face of the characters. These same characters, who, in spite of their borrowed or caricatured installations, base themselves like new objects in the decoration. They become, just like the bedside lamp, the stripped pink one of lace, the disguise of small girl or the small cars of collection, of curiosities. No voyeurism however. A great tenderness is perceived in these works. As a spectator of these photographs, I felt a deep curiosity for each detail of the photographs (the dog, the bomb of lacquer, a carpet, a last tapestry…). Didier Arnaudet analyzes the photographs of Valade Dawn as follows: “(...) But something intrigues. Are these situations, they true, are they distort? (...) In these photographs a singular report/ratio and like an agreement between the characters and the decorations is established to produce a cobweb whose wire are recut, and at the same time are prolonged (...) These photographs speak about time to work in us as in them. (...) What imports, it is not to hold a speech on reality, its weaknesses and its resources but to privilege of it a fitting which questions us on the conditions and the consequences of its appearance.” Work photographic of extreme intensity visual and emotional, which returns us so that time can work out, so that we can return when we are taken in the intimacy of our life. Aurore Valade seized the animated object and the inanimate object to make of them scenes of life which are connected with the theatre. A step to be followed step by step. A true success. Exposures: Monflanquin (Batch and the Garonne) of the 6/04 to the 18/05/2007 Pollen Lacanau of the 13/6 to the 4/07/2007 Room Escoure Marmande of the 7 to the 29/09/2007 Museum Albert Marzelles Tonneins of the 16/10 to the 16/11/2007 Dumeil Center Orthez of the 7/02 to the 22/03/2008 Nerac of the 4/04 to the 18/05/2008 Gallery of the Tanneries www.pollen-monflanquin.com

18 avr. 2007

Nicolas Descottes à la Galerie Cortex Athletico

Du 26 avril au 16 mai 2007 Thomas Bernard expose Nicolas Descottes superbeNoname
photographe aux ambiances urbaines, parfois surréalistes. Un travail photographique intense, où le photographe fait ressentir au témoin de ses oeuvres un vide, une appréhension tangible. Un monde industriel où l'onirisme est vraiment présent. Les photographies de la Mer d'Aral sont imprégnées d'un blanc nébuleux, montrant et démontrant la mort lente de cet espace géographique.A Odessa ce sont des hommes de dos, sans particularités hormis leur plongeon vers l'infini et des territoires où la géométrie est seule à vivre. Des immeubles où des incendies ont eu lieu : des vies envolées, des souvenirs qui se noient... Nicolas Descottes nous montre cela sans jamais faire apparaître l'humain en tant que tel. Des feux, des facades architecturales anonymes et tellement parlantes de notre société car elles sont le symbole d'un repli, d'une société qui se cache pour ne pas voir les indélicatesses faites à l'environnement. Que dire de ces photos d'avions brûlés, de kérosène perdu, de neige carbonique inondant les objets? Etre spectateur, être figé, être témoin. Nicolas Descottes est un photographe admirable, depuis longtemps soutenu par Thomas Bernard, galeriste curieux et à l'affût de talents intenses. A Bordeaux il est nécessaire de découvrir la galerie Cortex Athletico, sur le net et hors de la région de porter une attention particulière aux photographies de Nicolas Descottes.

Quelques photographies de Nicolas Descottes (tous droits réservés à l'auteur) :
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A voir également son site internet : http://www.nicolasdescottes.com/

et le site de la galerie Cortex Athletico : www.cortexathletico.com

1, rue des Etables
33800 Bordeaux
tel : +33 (0)5 56 94 31 89

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